
LE FRELON Mais ceux-ci n'attaquent que s'ils sont provoqués.
Les frelons vivent dans un nid communautaire, généralement construit dans un trou d'arbre à feuilles caduques.
Le nombre de sites naturels est faible ou en diminution. C'est pourquoi Vespa crabro s'installe de plus en plus à proximité de l'homme, par exemple dans les greniers ouverts, les murs en bois des chalets, dans les vieux arbres des jardins.
En raison de la raréfaction des sites naturels il est fréquent de trouver des nids de frelons appendus à une poutre dans une vieille grange ou un grenier désaffecté.
Les ouvrières, la vieille reine et les mâles meurent en automne. A cette saison il ne reste plus que les jeunes reines fécondées.
Elles passeront l'hiver à l'abri.
Cependant beaucoup sont tuées par le froid.
Au printemps ces jeunes reines se mettent à construire un petit nid, mais la plus grosse partie du travail sera bientôt assurée par les ouvrières qui naîtront.
Dimensions du Nid : 40 cm de diamètre; Hauteur : 70 cm; Nombre de frelons contenus dans le Nid : 20.000 à 30.000 individus.

Les Hyménoptères
En général, nous avons tous peur des guêpes ou des frelons parce qu’un de nos parents nous a communiqué sa frayeur.
Mais derrière cette crainte, il se cache un phénomène bien plus profond qu’il n’y paraît. Nous en avons peur parce que nous ne les connaissons pas ou alors très mal. Et comme tout ce qui est inconnu nous fait peur, nous les redoutons.
Les Hyménoptères seront assez bien définis quand on dira que ce sont les Fourmis, les Guêpes, les Abeilles dans le sens le plus large, c’est- à- dire en comprenant : non seulement les espèces qui vivent en société, mais aussi les espèces solitaires. Les Hyménoptères sont remarquables par l’activité psychique de leurs instincts. Non seulement leur instinct est développé dans plusieurs directions, mais il présente des faits biologiques très spéciaux, tels par exemple leur mode de reproduction, ou encore la polyembryonie. (Plusieurs embryons dans un œuf).
Les pièces buccales sont constituées par une lèvre supérieure (appelée labrum ou labre), par deux mandibules le plus souvent très fortes et en forme de crochets qui se croisent en avant, deux maxilles avec les pièces habituelles, et une lèvre inférieure (labium) ; celle- ci porte une langue parfois développée en un long organe, notamment chez l’Abeille domestique.
On peut donner comme caractéristique des Hyménoptères : que la tête est séparée du thorax par un cou très mince, et qu’elle est de ce fait, le plus souvent très mobile, que l’abdomen est, sauf dans quelques sous- ordres, bien séparée du thorax auquel il est relié par un court pétiole encore plus mince que le cou, souvent très court, mais aussi parfois très long.
Chez la femelle des Hyménoptères, l’abdomen est toujours porteur d’un organe particulier qui est soit térébrant (scie ou tarière), soit vulnérant (aiguillon). Ils sont capables de soulever 4 à 5 fois leur poids pour les guêpes et 10 fois leur poids pour les fourmis.
Les adultes (imagos) se nourrissent exclusivement de nectar. A la différence des larves qui ne se nourrissent que de pollen ou de miellat prédigéré par les femelles ou par les ouvrières dans le cas des insectes sociaux, comme chez les frelons qui sont de redoutables prédateurs, il n’est pas rare de les voir chasser des papillons sur les fleurs. De manière générale on peut dire que les hyménoptères ont une langue bien développée, parfois très longue, qui leur sert à aspirer le liquide dont il se nourrissent : il sont lécheurs- suceurs, et ils n’utilisent aucun autre organe pour se nourrir. On peut considérer que leur durée de vie est d’une saison.
La plus importante part de la pollinisation des plantes s’effectue grâce a eux. Ils sont d’une très grande utilité pour la fécondation des fleurs de nos jardins. Quelques uns sont qualifiés de nuisibles, par exemple les Hyménoptères de
Leur disparition engendrera à court terme notre extermination !
Sans eux, la race humaine est vouée à l’extinction. (Extrait de ma conférence sur les Hyménoptères)
Coupe d’un nid de Frelons & détails de l’appareil de reproduction du G (fig. 4-5)

Le nid qui abrite la colonie est réalisé à partir d’une « pâte à papier » composée d‘un amalgame de fibres de bois et de salive.
Les alvéoles parfaitement hexagonales dans lesquelles la femelle fondatrice dépose ses œufs, forment des strates horizontales ou « gâteau », le tout étant protégé par une enveloppe isolante, dotée d’un orifice d’accès (22,5 x
