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Les Fourmis rouges (suite)

Les Fourmis Rouges

Cycle de vieFourmi rouge Solenopsis invicta de feu Photo de Mlle Arrowi CADUGA avec son aimable autorisation (Août 2010)

Le cycle de vie commence quand la reine s'accouple avec un mâle. Les mâles et les ouvrières sexuées sont ailés, ce qui permet à la colonie de se disperser. Les insectes sexués (ou ailés) s'envolent, parfois jusqu'à 30 mètres de haut, formant un grand nuage, et s'accouplent en vol. Après avoir fécondés les femelles, les mâles meurent. Les femelles partent alors à la recherche d'un lieu propice pour créer le nid. Elles perdent leurs ailes lorsqu’elles ont trouvé le lieu qui leurs convenaient et commencent alors à pondre.

En attendant que la première génération d'ouvrières, appelés miniums, soit capable de subvenir à sa nourriture, la reine survit en puisant dans ses réserves internes de graisse et dans l'énergie venant de la destruction de ses muscles de vol désormais inutiles.

Le premier groupe comptant une dizaine d'œufs met approximativement un dizaine de jours pour éclore. Il faudra à peu près 20 supplémentaires pour que les larves deviennent des ouvrières.

Les premières ouvrières sont très petites ; mais progressivement leur taille et leur nombre augmentera progressivement, au fur et à mesure que la reine sera mieux nourrie.

Elles édifient des tumulus, dont la taille ne dépasse pas les 45 cm de diamètre et 50 cm de hauteur. Elles se répandent partout, près des habitations, et parfois à l'intérieur des autres bâtiments des lieux de vie à la recherche de nourriture et d'humidité. Elles sont d’une grande nuisance et peuvent constituer une menace pour des personnes endormies ou alitées, ainsi que pour les petits animaux de compagnie. A l'occasion, elles se nourrissent aux dépens des plantes potagères dans les jardins privés. Les plus graves dommages se produisent en général pendant les périodes de temps sec et chaud quand elles envahissent les plates-bandes de fleurs cherchant chaleur et humidité. Lorsqu'elles sont dérangées, les fourmis de feu mordent et piquent les intrus. Le dard de cette fourmi a un venin contenant un alcaloïde nécrosant qui provoque à la fois une douleur et la formation de pustules blanches qui apparaissent le lendemain de la piqûre.

Ces fourmis ont été très étudiées à cause des dommages qu'elles peuvent provoquer dans les fermes, les bâtiments, et des atteintes physiques qu'elles infligent aux animaux, voire aux personnes. Elles sont extrêmement agressives et sont capables d'injecter leur venin à l’unisson.

Elles sont attirées par les champs électriques et rampent dans les unités de climatisation et le câblage des feux de signalisation, les mettant en court-circuit. C'est la première cause de pannes de ces feux au Texas.

Les fourmis de feu sont d'excellents prédateurs naturels de nombreux ravageurs des cultures tels que la pyrale de la canne à sucre, la punaise du riz, le forficule du sable, les pucerons, le charançon du coton, l’arpenteuse du soja, le ver du cotonnier et beaucoup d'autres ennemis des cultures et de l'élevage. Elles tuent aussi des espèces utiles, des pollinisateurs tels que les espèces d'abeilles qui nichent au sol. Mais leur régime alimentaire comprend aussi des graines, des fruits, des feuilles, des racines, des écorces, du nectar, de la sève, des champignons. Elles sont suffisamment efficaces dans leur domination des intrus pour nettoyer toute une région de ses invertébrés en tous genres.

Moyens de lutte

Les fourmis de feu n'ont en pratique aucun ennemi naturel. Beaucoup de scientifiques et d'institutions font des recherches pour mettre au point des méthodes pour enrayer leur expansion.

La lutte contre ces fourmis envahissantes a été faite jusqu'ici à l'aide de produit insecticides, mais les recherches en cours visent à introduire des ennemis naturels de ces insectes. Le protozoaire à microspores Thelohania solenopsae et le champignon Beauveria bassiana seraient des agents pathogènes prometteurs contre leur prédation et leur invasion. Pseudacteon tricuspis et Pseudacteon curvatus sont des mouches phorides parasitoïdes d'Amérique du Sud. Une fourmi parasite, Solenopsis daguerri (Santschi), envahit les colonies pour remplacer la reine dans l'espoir de prendre le contrôle de la colonie. Son utilisation comme moyen de lutte biologique est également en cours d'examen. Il y a aussi la simple introduction de tamanoirs.

Les phorides, originaires de l'aire d'habitat naturel des fourmis de feu en Amérique du Sud, sont des parasites naturels de ces fourmis. Les mouches femelles pondent chacune un œuf à la jointure de la tête et du thorax de leurs victimes, déclenchant chez les fourmis une réaction en forme de danse évoquant le jerk La larve consomme par la suite l'intérieur de la tête, décapitant la fourmi, et utilise dans la suite du processus l'exosquelette comme loge pour la pupe.

L'importance des dégâts causés par les phorides est minime, mais les fourmis paraissent perturbées par la présence des mouches tourbillonnantes, elles perdent leur organisation sociale et cessent de ravitailler la colonie, et subissent ainsi des dommages plus importants à terme. En outre, les phorides sont des parasites très spécifiques et devraient, normalement, épargner les espèces indigènes.

Les phorides ont été introduites en plusieurs points du sud-est des États-Unis, elles se reproduisent lentement dans toute la zone infestée par les fourmis de feu.

Dans certains cas, les méthodes de lutte biologique adoptées à la hâte se sont révélées plus néfastes qu’autre chose, et l'efficacité de la lutte biologique dans le cas de ces fourmis reste à vérifier.Pseudacteon curvata parasite des fourmis de feu  Photo Mlle Arrowi CADUGA Avec son aimable autorisation (Août2010)

Les chercheurs sont également en train d'évaluer l'effet de chocs thermiques, par exemple par injection d'azote liquide ou de vapeur sous pression dans les nids, pour exterminer ces fourmis sont en cours d’études. Il y a aussi les mouche du genre Pseudacteon dont on voit un spécimen en second plan de la photo du haut. Ce genre de mouches ne sont pas offensives pour l'homme, au contraire, elle peuvent s'avérer très utiles puisqu'elles sont les parasites des Solenopsis invicta

 

 

 

Conclusion

Il n'y a pas de fourmis tueuses d'hommes en France !®

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