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L'expo sur Léonor Mérimée

Léonor Mérimée - sa vie - ses oeuvres

L'exposition des JEP 2013 sur la famille Mérimée

 

Jean-François Léonor Mérimée

 

La Genèse 1:

 

Léonor Mérimée, secrétaire perpétuel de l'Académie de Peinture (1828), par Simon Jacques Rochard, musée du Louvre, Paris.

 

Jean François Léonor Mérimée, dit Léonor Mérimée, né à Broglie Chambrais le 16 septembre 1757 et mort à Paris en 1836, est un littérateur, peintre et chimiste spécialisé dans l’art industriel et décoratif français.

 

Il est le père de l’écrivain Prosper Mérimée.

 

Fils d’un avocat du Parlement, Léonor Mérimée fait ses études au collège de Caen avant d’entrer, en 1778, à l’Académie royale de peinture où il étudie avec Gabriel-François Doyen puis François-Élie Vincent aux côtés de Charles Meynier, Jacques Pajou et Charles Thévenin.

 

Quelques années avant la révolution, vers 1750, déjà assez âgé et quelque peu en disgrâce, le Maréchal Victor François de Broglie, vivait retiré en son château de Broglie.

 

Ayant eu à effectuer de grosses réparations, il engagea pour l’intendance du château et de ses terres, un ancien avocat au  parlement de Rouen : François Mérimée. La descendance de ce dernier devait devenir fameuse. Le plus connu du nom : Prosper, auteur de Carmen et de Colomba et qui recensa le patrimoine national en vue de sa restauration.

 

La Genèse 2:

 

Afin de mener à bien les travaux de réparation du château, Jean François Léonor Mérimée fit venir de Caen un jeune architecte (Jacques Fresnel), qui épousa sa fille. De ce mariage naîtra quatre fils, (des cousins de Prosper Mérimée) qui furent tous brillant et dont l’un fut génial : Augustin Fresnel, fondateur de l’optique ondulatoire, de la théorie des interférences et de la diffraction de la lumière.

 

Il eut sans aucun doute une grande influence sur la découverte de la mécanique ondulatoire par Louis de Broglie.


Rapport rédigé par l’abbé Porée, curé de Bournainville, le 8 septembre 1895, lors de la pose du médaillon à la mémoire de Léonor Mérimée, sur la façade postérieure des bâtiments de la mairie de Broglie.

La cérémonie était présidée par M. le duc de Broglie, maire, président de la Société libre d’agriculture, sciences, arts et belles lettres de l’Eure section de Bernay ; il était entouré de nombreuses personnalités, parmi lesquels : Messieurs Le conte de Boury, conseiller général, président de la Société libre de l’Eure, Camille Fouquet, député,Boivin Champeaux, Jouin Lambert, conseillers généraux et Léon Petit conseiller d’arrondissement.

Lecture du rapport de l’abbé Porée par monsieur Lerenard-Lavallée, secrétaire de l’association :

‘’Le médaillon dans lequel un artiste de talent (M. Miserey) à fait revivre la physionomie fine et spirituelle, de Léonor Mérimée, constitue-t-elle un hommage excessif ? Je ne le pense pas !

Notre société a simplement voulu rappeler à la génération présente comme à celles qui les suivront, que Broglie fut patrie de d’un peintre doublé d’un savant, qui tint parmi ses contemporains un rang considérable, autant par la distinction de son intelligence que par l’importance de ses travaux scientifiques.

Son Œuvre

Après d’excellentes études classiques, Léonor Mérimée, cédant à une irrésistible vocation pour la peinture, entra dans l’atelier de Vincent. Il prit par en 1788 au concours annuel de l’académie royale de peinture, puis il se mit à voyager, visitant la Hollande puis l’Italie, c’est à Rome qu’il peignit en 1790 : ‘’Les chasseurs trouvent dans la forêt le squelette de Milon de Crotone’’ ainsi que : L’innocence nourrissant le serpent’’ 

De retour en France il envoya au Musée du Louvre, divers sujets mythologiques ainsi que de nombreux portraits.

 innocence donnant à manger à un serpent.gif

 

 

 

 

Son Œuvre

Léonor suivait avec attention la transformation qui s’opérait dans l’art français et allait aboutir à la création de l’école romantique. Classique convaincu, ainsi qu’il en convenait à un élève de David et de Vincent. S’irritant de cette brusque émancipation de la peinture, Léonor va peu à peu laisser ses pinceaux pour se livrer à des travaux d’un caractère plus scientifique ; dont les succès ont entourés son nom d’un certain éclat.

Le savant porta jusqu’à la fin de sa longue existence, le souci de perfectionner les procédés matériels de la peinture.

Son Œuvre

Sans cesse il (Mérimée) s’occupait d’étudier et de perfectionner les procédés de la peinture, comme la préparation chimique des couleurs, et l’emploi des vernis.

Il consigna à la fin de sa vie, le résultat des recherches et des expériences qu’il avait poursuivies pendant près de quarante ans dans un volume intitulé : ‘’De la peinture à l’huile ou des procédés employés dans ce genre de peinture depuis Hubert et Jean Van Eyck jusqu’à nos jours.

D’esprit curieux, Léonor Mérimée se tenait informé de toutes les découvertes de la science appliquée aux arts industriels.

Ses nombreux rapports lus à la société d’encouragement, ont la meilleure preuve de l’étonnante variété de ses connaissances scientifiques.

Ils ont trait aux matières les plus diverses :

-          Le tissage des châles en cachemire, que l’industrie française opposait déjà aux produits de l’Inde.

-          Le collage du papier

-          Les procédés de fabrication de l’acier.

Jean François Léonor Mérimée

Il travaillera également à la préparation des cuirs odorants de Russie, des peaux chagrinées pour la gainerie, de l’encre de Chine, des encres grasses pour la gravure etc…

La société d’encouragement pour l’industrie nationale avait mis au concours une étude, sur les moyens propres à relever et à favoriser la gravure sur bois ou en relief, art fort prisé au XVIème siècle, mais que la mode avait depuis remplacé par la gravure en creux ou en taille douce.  

Jean François Léonor Mérimée

Dans le rapport qu’il présenta à la société en 1810, Léonor Mérimée, fit valoir les avantages que la typographie retirerait de l’emploi de la gravure sur  bois, pour orner les vignettes des éditions de luxe.

Cette précieuse observation eut une portée qui ne fut pas immédiatement comprise, mais le prodigieux essor que prit, en France, dès la fin de la restauration l’art d’illustrer les livres par la vignette et la gravure sur bois prouva que Mérimée avait vu juste.

Son idée avait été des plus féconde pour la prospérité de l’imprimerie française.

Nous avons souhaité, par ces quelques textes prélever çà et là ainsi que le témoigne la bibliographie, soulever et dissiper cette couche de poussière qui s’appelle : l’oubli.

Bibliographie

Planche :

  1. Mérimée par le Marquis de Luppé 1945
  2. Louis de Broglie (figures de sciences) par Georges Lachack Flamarion 1992
  3. Rapport de l’abbé Porée 8 Sept. 1895
  4. Rapport de l’abbé Porée 8 Sept. 1895
  5. à 12. Extraits de ‘’Recueil des travaux de la société libre d’agriculture-sciences-arts et belles lettres de l’Eure Vème série – Tome 3ème – 1895.

 

Une famille très ancienne du pays d’ouche. En effet au début de XVIIème siècle, Hector Mérimée exerçait la fonction de procurateur, correspondant aujourd’hui à celle de mandataire ou de régisseur. De nombreux actes de tabellionage de Broglie portent sa signature.

Résidant au Tilleul en Ouche depuis des lustres, Commune rattachée à celle de Landepéreuse depuis 1845, les Mérimée possédaient également des terres aux Jonquerets et à Landepéreuse. Elle entretenait des liens particuliers et notamment matrimoniaux, avec  des familles de laboureurs propriétaires, comptant parmi leurs membres des sergents royaux.

Hector de Mérimée fut inhumé au Tilleul en Ouche le 6 Octobre 1637

Textes extraient de la Revue Connaissance de l’Eure      N° 69 paru en 1988.