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Articles Entomologiques

 

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VIE DE L'ASSOCIATION

Trois semaines à Six- Fours- les-
Plages (juillet 1999 ; Var F- 83)
Par Alain-Michel Bea
43, rue St Sauveur- 75002-Paris

Située à environ 25 km de Toulon, cette commune est bordée par une forêt assez importante qui malgré l'aridité estivale, renferme une faune lépidoptérologique intéressante, particulièrement entre mars et juin. La zone prospectée, particulièrement affecté par la sécheresse sévissant de trois mois, était située près de la forêt de Jonas ; dans les parties les plus ensoleillées des allées forestières et des petits vallons, sous une chaleur accablante, je n'ai pu rencontrer que très peu de papillons intéressants.
Pour ce qui concerne les Rhopalocères, j'ai été surpris de rencontrer en très grand nombre Pyronia tithonus, dont une trentaine se trouvaient parfois sur un seul bouquet de chardons. Hipparchia stalinus, Minois dryas et Melitaea didyma étaient aussi abondants. De temps en temps, je voyais passer un Gonepteryx cleopatra mâle. Des Quercusia quercus volaient par groupes de cinq ou six autour et plus souvent au sommet des chênes. Une seule fois, j'ai rencontré un Nymphalis antiopa, près d'un buisson de ronce. Par contre, je n'ai vu aucun Apatura ni Ladoga camilla (ndlr : espèces euro sibériennes en extrême limite de répartition dans le Var, mais bien Azuritis reducta. Cependant les deux Papilionidae Papilio machaon et surtout Iphiclides podalirius s'y trouvaient en grand nombre.
Pour les Hétérocères, j'ai été très surpris de ne trouver que peu de Sphingidae : je n'en ai capturé que quatre espèces dont un Macroglossum stellatarum autour d'un lampadaire à ampoule à vapeur de mercure. Les autres étaient Agrius convolvuli, Hyles lineata qui étaient largement les plus nombreux et un seul Hyloicus pinastri, trouvé de sur un tronc de pin. Par contre, il n'y avait ni Daphnis nerii, ni Sphinx ligustri, ni Marumba quercus qui volent encore en juillet. Dans les autres familles, j'ai pu capturer deux mâles et une femelle de Porthetria dispar, un mâle et une femelle de Dendrolimus pini, une Catocala sponsa (ou promissa ?) à ailes très rouges, une Catocala conversa et une Noctua comes.
Le nombre de Coléoptères et d'Orthoptères étaient, lui, étonnement plus important.

 

Bulletin des Lépidoptéristes Parisiens Vol. 8- N°14 Décembre 1999