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Mon grand-père, sa vie

Mon grand-père, sa naissance, sa vie, René Bea

René Bea, mon grand-père, avec son 1er petit fils

Histoire de la vie de mon grand-père
Il y a quelque temps un journaliste d’un journal écrivait ce qui suit.
‘’Broglie – Il a fait un peu tous les métiers. Il fut inventeur, chercheur d’or, fabricant de compteurs, ingénieur.’’
Et bien d’autre que je développerais plus tard. Et maintenant je reprends la narration de la discussion en gardant le thème principal.
Mais Il commença sa carrière en tant que journaliste parlementaire dans un journal parisien. Mais (redite et lourd dans le texte) C’était il y a longtemps, avant la Grande Guerre.
Et aujourd’hui, dans le Moulin de Prey où il vit retiré, le long de la vallée de la Charentonne à seulement quelques pas de Broglie, mon grand-père aimait (aime) évoquer ses souvenirs. Il avait (a) 82 ans, mais sa mémoire est demeurée intacte. Pour certains évènement(s), ils ne se sont pas déroulés il y a 60 ans, mais hier ! Alors selon son habitude il caresse sa barbe, son front se plisse, son œil coquin pétille, et il raconte…

- Je suis né à Cernon-sur-Coule, près de Châlons-sur-Marne en Champagne. Il y avait une rivière, sur laquelle était érigé un moulin, aussi, très tôt, l’idée de la mécanique hydraulique me vint, mon choix de mon métier, je serais ingénieur. Quand mon instituteur me demandait ce que je voulais faire plus tard, « ingénieur » il me répondait « tu es idiot, il n’y a que deux métiers pour ne pas crever de faim : boucher et boulanger. Mais j’ai persévéré et j’ai encore continué mes études secondaires, d’abord à Châlons puis supérieures à Paris, et enfin au Conservatoire des Arts et Métiers, j’ai obtenu mon brevet d’ingénieur. Mais déjà je me passionnais pour l’aviation qui en était qu’à ses balbutiements, surtout à Issy-les-Moulineaux, lieu des ralliements des pionniers de l’époque. Mais je devais gagner ma vie ; j’ai donc étais courtier en Bourse. Puis, j’ai été, et de cela j’en garde un souvenir vivace avec de nombreuses anecdotes : journaliste parlementaire. »

Mon grand-père marqua une pause comme pour rassembler les milles et uns souvenirs de ce métier si inattendu. Il tend la main vers le carton dans lequel il avait entassé ses trésors, il chercha un instant, puis soudain : il extirpa de la boîte un petit carton bleu : c’est son coupe-file de la Chambre des députés. Une date : 1912. Un nom : le sien. Alors un petit sourire de satisfaction se dessina sur son visage, et m’explique :

« Des amis me mirent en relation avec différentes personnalités influentes dont le sénateur René Béranger, qui à l’époque, était propriétaire de plusieurs journaux parisiens, comme : l’Action, le Siècle, Paris-Midi, le Soir. Des journaux qui donnaient, moitié le fait divers, moitié dans l’information politique. Je suis donc devenu occasionnellement journaliste. J’ai donc (redite, mette plutôt : alors) été amené de par ce fait à fréquenter la chambre des députés, et ceci pendant trois ans. J’ai été journaliste parlementaire, comme on dit maintenant. Mon rôle était double : j’assistais d’une part depuis la tribune de presse aux séances de la chambre, et d’autre part je faisais les couloirs afin de glaner des impressions ou des informations capitales, ce qui est vous vous en doutez bien, la partie la plus intéressante de sa tâche…»
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