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Les premiers stades 1

Les premiers stades part.1Attacus atlas photo prise par Louis Videloup en été 1998. Je le remercie vivement. Cette photo honore sa mémoire.

Sécrétions odoriférantes pour attirer et se défendre.

L’organe visuel chez les papillons mâle est ainsi fait que le mâle reconnaît la femelle par la simple vue. Les Hétérocères ont des yeux comme les Rhopalocères, et la plupart du temps ils sont beaucoup plus grands et plus sensible à la lumière que les diurnes. Les yeux chez les nocturnes leurs servent principalement pour l’orientation, les avertissant des obstacles et assurant la sécurité du vol. Mais pour trouver leur partenaire en vue de l’accouplement, ce sont des substances odoriférantes qui les guident : elles sont produites par la femelle, caractère qui existe aussi chez les Rhopalocères, mais il se trouve être perfectionné à un haut degré chez les Hétérocères. A cet effet les femelles disposent de glandes spécifiques qui exhalent le « parfum » propre à leur espèce. Ces glandes sont placées, la plupart du temps, à l’extrémité de l’abdomen.

Aux heures où volent les mâles, ces glandes secrètent des substances dont l’émanation se répand habituellement par l’intermédiaire d’écailles ou touffes de poils, que l’on nomme phéromones, le vent se charge de les transporter à longue distance. Quand un mâle perçoit ces nuages odoriférants il se met immédiatement en quête de la femelle qui les a émises. Il n’est donc pas surprenant de voir les mâles voler contre le vent.

Les antennes quel rôle jouent-elles ?

Le papillon perçoit ces odeurs extrêmement diluées par des organes récepteurs qui se situent sur les antennes ; des petits poils d’une extrême finesse sont répartis sur ces organes. Chez beaucoup d’espèces, notamment chez les Bombyx, la surface de ces antennes est très agrandie et ces soies sont par conséquents beaucoup plus nombreux Les segments des antennes comportent de fin appendices latéraux qui ressemble à des plumes. Chez les Attacidae, il existe même deux paires d’appendices sur chaque segment. Les plumules ou pectinations de leurs antennes sont nettement plus courtes que celles de leur partenaire mâle où peuvent même manquer complètement ; on dit alors que leurs antennes sont filiformes. Les mâles de Sphingidae ont les antennes plus robuste et de section plus épaisse. Mais de nombreux nocturnes comme les Noctuelles et les Microlépidopètres ne présentent que des antennes simplifiées on dit alors que ces antennes sont filiformes, mais elles possèdent néanmoins des organes sensoriels nécessaires. La concentration des substances odoriférantes qu’un papillon est capable de déceler est si faible que cette faculté est difficilement concevable pour l’homme. Un effluve infime de cette substance, atteignant un des poils sensoriel de l’insecte suffit pour le prévenir. L’étude de ce phénomène n’en est encore qu’a ses débuts et il n’est que grossièrement explicable. On peut faire simple en disant que : on a tout d’abord commencé par isoler les glandes odoriférantes de milliers de femelles de Bombyx mori. Quand la substance fut extraite par manipulations chimiques, on a tenté de l’obtenir la plus pure possible. Bien que travaillant sur d’infimes quantité de cette substance, on a effectuer des analyse qui nous a fournit la composition exacte. On se trouva donc en présence d’une substance organique extrêmement simple, qui fut facile de fabriquer artificiellement. On a donc fait des expériences avec des dosages plus fins pour trouver l’explication de ce phénomène. Tel que nous le rencontrons dans la nature. On ainsi constater que les substances émises par les espèces parente étaient très voisines et de constitution semblable, mais que les différentes espèces restaient, en règle générale, nettement séparées.Ces ségrégations sont dues très probablement à la diversité des périodes de vol particulières pour chaque et aussi aux milieux différents à chacune d’elles.Iphiclides podalirius (le Flambé butinant) Crédit Photo Edith Buffet