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Les Premiers Stades 3

Les Premiers Stades part.3

La reproductionLes Phases évolutives d'Attacus atlas (élevage et coll. A.M.B. Le Moulin de Prey.org)2010

Après le premier envol au sortir de la chrysalide, le mâle part à la recherche de nourriture, et ensuite il se met en quête d’une partenaire. Dès qu’il l’a trouvé, l’accouplement peut commencer. Les Lépidoptères se tiennent la plupart du temps à l’opposé l’un de l’autre en raison de la disposition de leurs organes génitaux respectifs. Nous ne possédons pas encore que des données incomplètes sur la durée de l’accouplement, cependant l’on sait qu’elle peut aller de quelques minutes à de nombreuses heures. L’accouplement terminé, la femelle est prête à pondre. Les espèces démunies de trompes ou de mandibules doivent se reproduire très rapidement (comme l'Attacus atlas (cf la photo) ; les autres, qui passent du temps à se nourrir et dont les œufs, au moment de l’accouplement ne sont pas encore mûrs, disposent de beaucoup plus de temps. C’est l’odorat qui indique à la femelle la plante ou elle doit obligatoirement déposer ses œufs. C’est d’une importance capitale pour la chenille sortant de l’œuf, car elle doit immédiatement trouver la nourriture qui lui convient. Au moment où la femelle dépose ses œufs, elle secrète au moyen de sa glande spécifique (appelée collaterium), une substance visqueuse avec laquelle elle fait adhérer les œufs sur leurs supports (dessus ou dessous de feuilles, branchette, ou troncs d’arbres, voire quelquefois des poteaux de clôture), l’adhérence des œufs aux supports sont très durable car il faut qu’ils résistent aux intempéries ou aux attaques de prédateurs. Parmi certains types de ponte très particulier il y a celui de Malacosoma neustria (la Livrée des arbres) ennemie connue des arbres fruitiers. La femelle pond autour de la branchette ; la ponte à l’aspect d’une bague allongée ou de manchons assez caractéristique et visible à distance. La plupart des Bombycidae recouvre leurs pontes d’une épaisse couverture de poils que la femelle porte à l’extrémité de son abdomen (on nomme cela (la toison anale). On retrouve cette pratique chez les Psychidae et certains Microlépidoptères. Certaines pontes ne sont pas déposées sur une seule couche ; il peut y en avoir plusieurs, ou bien constituant des sortes d’amas. Les chenilles néonates de la couche inférieure en éclosant n’endommagent pas celles de la couche supérieure, car elles n’éclosent pas toutes en même temps. Ainsi la voie est libre pour la couche suivante. Le nombre des œufs contenus dans une ponte peut varier considérablement (d’environ 25 à plusieurs milliers) et dépendre, suivant les différentes espèces, de la taille de l’œuf, de sa composition en matières nutritives ainsi que de l’état alimentaire de la femelle.

La ParthénogenèsePsychidae Cette famille offre un très bel exemple de parthénogenèse. Photo A.M.B 2010

La très surprenante famille des Psychidae ne se distingue pas seulement par l’atrophie que l’on observe chez les femelles, mais aussi parce que, chez quelques espèces, les femelles se passent des mâles et se reproduisent seules. Ce genre de phénomène n’est pas aussi inconcevable qu’il n’y paraît au premier abord, car dans le processus de la fécondation, c’est-à-dire la réunion de deux cellules sexuelles, s’effectue ici par la jonction de deux noyaux cellulaires dans l’œuf. Le Règne animal présente plusieurs exemples de parthénogenèse ; et, comme c’est souvent le cas par ailleurs, chez les papillons, les descendants de ces femelles parthénogénétiques sont toujours des femelles. Chez quelques espèces de Psychidae, ce processus est la règle générale ; chez d’autre il ne se produit qu’accidentellement. Le Bombyx mori (Bombyx du Murier), qui est quelque peu dégénéré, fait exception à la règle : par des interventions externes, comme par exemple le simple fait de brosser ou de piquer les œufs, on peut souvent obtenir chez lui des cas de parthénogenèse. Mais les descendants provenant de cette parthénogenèse artificielle montrent, en général, une force vitale très diminué ou meurent très rapidement à l’un des premiers stade de leur développement.Détail d'un nid de Psychidae Photo A.M.B 2010 ®