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Les premiers stades 6

Les premiers stades part.6

La vie des chenillesLe cycle du Machaon Phot/montage A.M.B. octobre 2007

De même que le monde des hétérocères est indéfini dans la diversité de ses formes quand il s’agit de l’insecte parfait, de même celui des chenilles est inépuisable quand on observe de près leurs conditions d’existence. Les chenilles qui vivent sur les plantes exposées aux regards, soient qu’elles s’y reposent ou soient qu’elles s’y alimentent forme la grande majorité. Mais beaucoup au contraire change de place après s’être reposées ou avoir pris leur nourriture. Lorsqu’elles sont rassasiée elles se dissimulent sous l’envers des feuilles de la plante hôte, pénètre dans les fentes des branches ou des troncs d’arbres où leurs couleurs et leurs dessins les protègent, se cachent à terre, ou même dans la terre. Ce comportement est observé chez beaucoup de Noctuidae, et de Sphingidae comme Agrius convolvuli. C’est pourquoi l’on ne voit que très rarement leurs chenilles pendant la journée, cependant la recherche est possible la nuit venue, et même avec un bonne lampe elle demande beaucoup de temps, car elles ne sortent et ne se montrent que la nuit. D’autre vivent en société, dans des groupes plus ou moins important, la plupart dans des nids de soie, où elles viennent se reposer la journée et sont protégées des dangers extérieurs.. Au moment de se nourrir elles partent toutes ensembles et reviennent de même. Leurs traces sont faciles à reconnaître : un fil de soie conducteur, filé par les chenilles marque le chemin qu’elles doivent suivre. Ceci est réalisé dans un ordre extraordinaire et ce comportement est celui des Processionnaires. En une longue procession, chaque chenille suit aveuglément celle qui la précède et l’ensemble forme un long cordon. Si l’on arrive à faire prendre à ce cordon la forme d’un anneau, les chenilles continueront à cheminer en cercle jusqu’à ce que l’une d’entre elles en sorte et montre une nouvelle route. Ces cordons peuvent atteindre une longueur considérable qui est très souvent en rapport avec le nombre proportionnel de chenilles contenu dans un même nid. C’est d’un œil inquiet que le garde forestier les découvre, car les Processionnaires du Pin et du Chêne occasionnent des dégâts considérables dans les forêts. Les nids sont souvent gris blanchâtres de la grosseur d’une tête humaine, ils sont accrochés en masse dans les arbres et leur activité destructrice ce constate rapidement. Pour les détruire le garde forestier arrache les nids et les brûle, opération qui n’est sans risque du fait des dangers présentés par les poils urticant dont ils sont recouverts, la tâche n’est pas de tout repos pour ceux qui s’y livrent.

Arctiidae France Photo & Legit A.M.B.