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Les premiers stades 8

Les premiers stades part.8

Des chenilles de l’air et de l’eau.Saturnia pyri Photo A.M.B 2010

La constitution des chenilles leur permet essentiellement de respirer l’air à l’état gazeux, il est donc plus étonnant qu’elles puissent vivre dans l’eau. Les femelles de certaines espèces se posent sur le bord d’une feuille de plante aquatique et pondent leurs œufs sur la surface postérieure de cette feuille. Chaque chenille qui éclora à cet endroit se construit au moyen de petites feuilles, un fourreau qui est rempli d’eau. A ce moment les stigmates sont fermés et l’échange gazeux s’effectue à travers la peau. Après l’hivernage cette situation change. La chenille, a ce moment, à un fourreau solide et rempli d’air, qu’elle traîne avec elle. L’air qu’il contient est manifestement renouvelé à la surface, et inspiré par les stigmates, cette fois-ci ouvert. C’est également dans ce fourreau qu’a lieu la nymphose. Le papillon qui éclôt monte à travers l’eau vers le haut, protégé de l’humidité par le film de cire et court alors sur l’eau jusqu’à ce qu’il trouve un point d’appuis pour y grimper et déployer ses ailes.

Alimentation des chenilles

Chenilles servant d’alimentsPhoto A.M.B 1995

Certaines espèces sont monophages, d’autres sont polyphages. Dans le règne végétal, depuis les champignons, les mousses, et les lichens, jusqu’aux graines et aux troncs d’arbre, n’importe qu’elle partie de la plante, feuilles fleurs, fruits peut-être consommé par les chenilles. Dans le règne animal ce sont les cornes, les poils, des animaux morts et vivants, qui peuvent servir de nourriture. Certaines espèces se dévorent même entre elles quand elles rencontrent. Comme c’est le cas de la Noctuelle européenne (Cosmia trapezina), qui se dévorent entre elles et même d’autres espèces qui ne sont pas de leurs espèces. Les espèces qui vivent en société, très les unes des autres et qui souffre de la sécheresse, attaque facilement leurs voisines pour sucer les parties humides de leur corps, afin de satisfaire leur propre besoin liquide. Cela va si loin que des chenilles blessées à leurs parties anales et perdant du sang, se retourne sur elles -mêmes et commencent à se dévorer toutes seules. Ce fait a permit de constater que les chenilles, ainsi que d’autres insectes ne ressentent pas la douleur comme le ressent l’homme ou les autres animaux dit supérieurs. (Ainsi si on fait l’expérience scientifique suivante : on met une Grande Sauterelle verte (Tettigonia viridissima Linnaeus, 1758) dans un bocal en vert et on y apporte une source de chaleur suffisante, la sauterelle ne manquera pas de se mutiler en prime abord et de dévorer presque entièrement jusqu'à la consommation finale de son suicide). Beaucoup de chenilles nuisibles vivent au voisinage de l’homme ; les mites dévorent les vêtements, les fourrures, et les tapis de laine ; d’autre comme les Teignes s’attaquent réserves de céréales et les espèces vivant sur les plantes cultivées sont très nombreuses. Le nombre des espèces nuisibles est incalculable ; dans chaque famille on peut en dénombrer plusieurs. Aux cotés de ces espèces bien connues et autochtones, il y en a toujours des nouvelles venant d’autres continents, soit par bateaux ou par voie aérienne. Il arrive souvent que les espèces importées trouvent dans leur nouvelle patrie des conditions de vie favorables. Le monde animal de la région n’est pas organisé contre leurs attaques, leurs ennemis naturels ne les ont pas accompagnés, si bien que rien ne s’oppose à leur multiplication rapide. Elles ne sont pas non plus difficiles dans le choix de la nourriture, et, en tant qu’espèces polyphages elles n’ont que l’embarras du choix.

L’espace de leur habitat est en réduction

Les empiètements de l’homme sur le développement normal de la nature, par exemple, l’installation de la monoculture sur de vaste étendues, la reconstitution de forêts au moyen d’une seule essence d’arbre, on considérablement favorisés la propagation des espèces nuisibles. En même temps on détruisit l’habitat usuel de leurs ennemis et de leurs parasites, qui maintenait ce développement dans des limites plus équilibrées. Leur utilisation obligea des moyens de combats plus actifs. Les agents chimiques qui étaient aux débuts très efficaces, durent être fortement concentrés, car ces espèces s’y habituaient progressivement, si bien que l’action de ces produits employés à cet effet, devenait nulle. Mais on doit mettre une limite à l’emploi massif des insecticides ; actuellement la majorité d’entre eux sont strictement interdit car le danger devient trop grand, de dénaturer par leur action biochimique de ces agents, les produits alimentaires de l’homme. On en vient alors à la lutte biologique, qui consiste à faire détruire les espèces nuisibles par leurs ennemis naturels : ceci en favorisant la multiplication de ces derniers par de meilleures conditions de vie ou en faisant même des élevages massifs en laboratoire.Psychidae Photo A.M.B 2010