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Le Doryphore (Leptinotarsa decemlineata)

Le Doryphore

Doryphore adulte

 

 

 

 

 

 

 

Un doryphore adulte.

 

Leptinotarsa decemlineata

Classification

Règne

Animalia

Embranchement

Arthropoda

Classe

Insecta

Ordre

Coleoptera

Famille

Chrysomelidae

Sous-famille

Chrysomelinae

Tribu

Chrysomelini

Genre

Leptinotarsa

Nom binominal

Leptinotarsa decemlineata
(Say, 1824)

Le Doryphore (Leptinotarsa decemlineata), ou Doryphore de la pomme de terre, appartient à l'ordre des coléoptères, de la famille des chrysomelidae. Ses élytres sont  jaunes rayés de noir. Ce phytophage, spécialisé dans les Solanaceae, est un important, ravageur aussi bien au stade adulte qu'à l'état larvaire. Il peut anéantir complètement des cultures de pommes de terre. Il s'attaque à d'autres Solanacées cultivées comme la tomate et l'aubergine. S'il reste un sérieux problème dans certaines régions du Nord-Est des États-Unis, le Canada, ou l’Europe orientale, on le redoute moins de nos jours en Europe occidentale et notamment en France.

Il est originaire du Mexique, il vivait aux dépens de Solanacées sauvages, il fut d'abord découvert aux États-Unis où il avait envahi les cultures de pommes de terre dès la fin du XIXème  siècle, avant d'être introduit en Europe après la Première Guerre mondiale. Classé comme insecte nuisible par toutes les organisations régionales de protection des plantes. La lutte contre le doryphore repose encore hélas sur les insecticides chimiques malgré l'apparition de phénomènes de résistance.

Description

L'imago mesure entre 10 à 12 mm de long, il est de forme ovale, fortement bombé sur le dessus. La tête jaune porte une tache frontale ayant la forme de la lettre V. Le thorax, brun roux, présente quelques taches noires. Chaque élytre, jaune clair, a cinq bandes longitudinales noires caractéristiques.

Le dimorphisme sexuel est très peu marqué. Le mâle est légèrement plus petit et de forme légèrement plus allongée. Seul l'examen du dernier sternite sur la face ventrale peut permettre de distinguer les sexes. Les mâles ont une petite dépression, ou fossette, qui est absente chez les femelles. Le sexe mâle peut être confirmé par observation de l'édéage* falciforme et fortement scléreux.

Les œufs, de couleur jaune soutenu et de forme ovale allongée, mesurent 1,5 à 2 mm de long et 0,8 mm de large. Ils sont déposés sur la face inférieure des feuilles par groupes de 20 à 30, voire plus.

La larve de type éruciforme, est caractérisé par une tête petite de couleur noire, portant six ocelles derrière les antennes et une paire de mandibules broyeuses, un thorax rouge-orangé portant trois paires de pattes noires, le pronotum couvrant le premier segment, noir devenant partiellement marron au quatrième stade larvaire, un abdomen arqué, cyphosomatique*, mou. L’abdomen composé de neuf segments, a une couleur rouge-orangé au premier stade, qui devient plus foncée avec l’âge. Le dernier segment, est vu pseudopode. Les segments de l'abdomen sont ornés latéralement de deux rangées de taches noires, celles du rang supérieur entourant les stigmates. A la fin de sa croissance, la larve mesure 11 à 12 mm de long.

* Edéage : (Les organes reproducteurs chez les coléoptères, chez les lépidoptères on dira Genitalia)

* Cyphosomatique: Pour désigner une larve à la face dorsale bombée tandis que la face ventrale est quasiment plate.

La nymphe, de couleur orangée, mesure 10 mm de long. On peut aussi distinguer le sexe chez la nymphe. On observe une dépression sur la face ventrale du septième segment abdominal, elle n’est visible uniquement chez les mâles.

Les couleurs vives et contrastées des adultes et des larves sont aposématique, avertissant les éventuels prédateurs du goût désagréable et de la toxicité de ces organismes, caractère qui a c facilité l'expansion de l'insecte. La suite de cet article paraîtra dans :

ALAIN-MICHEL BEA

MEMOIRES D’UN ENTOMOLOGISTE Tome 3

Coléoptères, insectes de nos régions et quelques conseils utiles.