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Les Xylophages (suite)

Les Xylophages (suite)

Importance dans le réseau trophique  

Les xylophages contribuent à diversifier les niches écologiques forestières et ont une part très importante dans la diversité biologique forestière ; directement par leurs diverses actions , et indirectement avec l’intervention de leurs nombreux prédateurs (qui s’en nourrisent et, ou les parasitent). Les prédateurs sont nombreux dans le monde des insectes: il y a d'abord les acariens, les araignées, les pseudoscorpions, mais aussi des vertébrés,  comme les reptiles (lézards, caméléons...) et aussi les amphibiens, de nombreux mammifères (les chauves-souris entre autre). De nombreux oiseaux sont des prédateurs qui dépendent directement des trous creusés dans les vieux arbres par ces insectes xylophages.

Aromia moschata

 

 

 

 

 

 

 

Menaces

En zone tropicale, ces espèces sont d'abord menacées par les coupes rases, les incendies de forêts, et la déforestation. En Europe et dans l'hémisphère Nord en général, les communautés de  saproxylophages comptent parmi les plus menacées, en raison de la raréfaction de proie et du bois mort, la raison : la généralisation de l'exploitation de plus en plus intensive des zones forestières, lesquelles sont facilitées par la fragmentation d’un réseau de plus en plus dense engendré par des routes et pistes à travers les diverses forêts. Qui, hélas régressent tant au niveau de la biomasse (nombre d'individus) que par la diversité des espèces. Il n’est donc pas improbable d’imaginer que leur diversité génétique ait également beaucoup chuté, mais aucune étude publiée à ce jour n'a porté un rapport sur ces aspects, les informations dont on dispose sont des données anciennes.

  • Une première menace est la persistance d’idée reçue telle que la croyance qui affirme que le bois mort serait une source de maladies ou de parasites pour les arbres sains.
  • L’autre cause de la régression et qui n’est pas le moindre est l'intensification de la sylviculture qui pour rentabiliser le capital-bois vise à couper les arbres à leur maturité sylvicole, donc bien avant leur maturité écologique (début de la sénescence), au moment où puisqu’encore jeune, ils risquent moins de présenter des défauts liés à l'âge.
  • Enfin, localement la récolte du bois mort comme bois de feu, qui est tolérée, voire (dans certain pays) encouragée a aussi contribué à faire disparaître cette source de nourriture, non remplaçable, non négligeable pour la communauté des espèces xylophages.

A noter que : Dans une forêt primaire tempérée moyenne, environ 1/3 du bois présent est mort et en cours de décomposition. Dans la plupart des forêts exploitées, hormis localement après le passage des tempêtes, il ne reste plus assez de gros troncs, et très grosses branches et vieux bois mort (qui ne gèle pas à cœur) et il est rare de trouver plus de 1 à 3 arbres morts par ha d'un diamètre supérieur à 40 cm.

Protection

Dans les pays Européens, quelques espèces (quand elles y sont présentes) sont protégées, et leur habitat en même temps. C'est le cas par exemple du scarabée Pique-Prune.