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Lucanus cervus le Lucane-Lucanus cervus-Lucane Cerf-volant-Présentation-biologie et développement

Lucane Cerf-volant-Présentation-biologie et développement

Lucanus cervus

 

Classification            de    Lucanus cervus

Règne

Animalia

Embranchement

Arthropoda

Sous-embr.

Hexapoda

Classe

Insecta

Sous-classe

Pterygota

Infra-classe

Neoptera

Super-ordre

Endopterygota

Ordre

Coleoptera

Famille

Lucanidae

Sous-famille

Lucaninae

Tribu

Lucanini

Genre

Lucanus

Nom binominal

Lucanus (Lucanus) cervus
(Linnaeus, 1758)

 Le Lucane (Lucanus cervus) appartient à la très grande Famille, au niveau mondial, représentée en France par moins d'une dizaine d'espèces, des Lucanidae. C'est le plus grand et le plus imposant de nos insectes européens, mais aussi le plus grand et le plus impressionnant de nos Coléoptères, car le développement mandibulaire des mâles peut atteindre des proportions spectaculaires, ce qui ajoute à la ressemblance avec les bois du cervidé ... d'où le nom de "Cerf-volant". C'est également l'insecte le plus étonnamment variable quant à la taille, à tel point que l’on rencontre des extrêmes qui semblent appartenir à des espèces totalement différentes. On notera également le dimorphisme sexuel, lui-même inhabituel, du moins en ce qui concerne les tailles de nos coléoptères. 

L'espèce est actuellement protégée, mais si l'insecte tend globalement à se raréfier, il demeure néanmoins commun localement. Sa protection ne vaut que par la préservation de ses biotopes, plus encore par celle des gîtes larvaires. 

Les imagos sont crépusculaires et si les deux sexes sont aptes au vol ce sont les mâles qui prennent le plus volontiers leur essor à la recherche de femelles qui le plus souvent restent au sol et sont relativement peu actives. La concurrence entre mâles est sévère et les rencontres autour des femelles sont aussi fréquentes qu'inévitables. Elles donnent lieu à des affrontements spectaculaires tenant plus de la joute que d'un réel combat, en ce sens que l'évincé est surtout blessé dans son amour propre. Pour impressionnantes qu'elles paraissent, les mandibules du mâle pincent mais c’est sans grande douleur, et surtout sans dommage pour nôtre épiderme. A l'inverse, les tenailles de la femelle, très puissantes et acérées, elles peuvent donc mordre jusqu’au sang. Même si l'insecte est lent, et non agressif, il est préférable de le manipuler en connaissance de cause, c'est-à-dire en le saisissant dorsalement. En cas de morsure, (ainsi que je le fis il y a quelques années par expérience) il ne faut pas tirer pas sur l’insecte, sinon il mord encore plus fort. Il suffit juste d’écarter les mandibules.

Un combat de Lucanide

Comme souvent chez les insectes la vie de l'adulte est brève, et celle du mâle l'est encore plus, son rôle est limité, mais indispensable. De ce fait les lucanes apparaissent vers la mi-juin, et sauf quelques retardataires souvent bien fatigués, à la fin août car ce terme représente le seuil normal de leur longévité. Ce laps de temps permet de perpétuer l'espèce, d'autant que les besoins nutritionnels sont quasi inexistants et limités au léchage de la sève et des exsudations variées que secrètent les arbres blessés ou malades.

Bien que l'insecte soit l'hôte privilégié des grands espaces forestiers, il fréquente également les bois mineurs, comme les bosquets, les parcs, les haies bocagères, et même les jardins ruraux où il peut profiter de la strate inférieure arbustive destinée au bois de chauffage qui est souvent entreposé à l’extérieur.

La durée du développement et la variabilité de la taille résultent souvent de la qualité nutritionnelle, bien que dans certaines régions, comme le Sud-Ouest, et notamment les Pyrénées-Atlantiques, on rencontre des Lucanes majoritairement de grande taille.

Les œufs sont pondus dans la terre, à proximité du bois nourricier, le développement larvaire dure de 3 à 5 ans selon les conditions climatiques. A terme les plus grosses larves atteindront quasiment la taille d'un gros pouce.

La larve du lucane est de type mélolonthoïde, (c’est-à-dire arquée comme celle du hanneton commun (Melolontha melolontha) qui fait référence. Elle se développe dans le bois mort, voire de décomposition, elle est donc qualifiée de saproxylophage. Le chêne est son arbre de prédilection et elle s’y développe très souvent au pied des arbres morts, ou au détriment des racines des sujets âgés ou dépérissant. Elle affectionne également les souches ou encore les bois tombés à condition qu'ils soient d'un certain volume et en contact avec le sol car elle mène une vie plus ou moins souterraine. Le Lucane peut se développer dans d’autres essences non résineuses (comme le Châtaignier) mais le Quercus ( le chêne) reste sa préférence.

Lucane cerf-volant

 

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