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Le rôle des Pollinisateurs

Les Pollinisateurs

Le rôle de ces insectes

Vous avez été nombreux à me demander de mettre en ligne les Pollinisateurs.

MAIS AVANT,

La pollinisation c'est quoi?Inachis io Le Paon du Jour butinant

Pollinisation

La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des plantes angiospermes et gymnospermes. C’est le moyen de transport d'un grain de pollen depuis l’étamine (organe mâle) afin que celui-ci rencontre les organes femelles de la même espèce, afin d’assurer la fécondation.

Concrètement

Lors de la pollinisation, le pollen est transporté de l’anthère au stigmate de la même fleur ou d'une autre fleur de la même espèce. Une fois sur le stigmate, le grain de pollen émet un tube pollinique qui traverse le style. Ce tube pollinique achemine les gamètes mâles jusqu'à l'ovule afin de le féconder. Il existe plusieurs stratégies utilisées par la nature pour disperser le pollen d’une anthère mâle à un stigmate femelle.

La pollinisation peut aussi être artificielle afin de créer des hybrides ayant des qualités spécifiques.

Les Plantes Entomophiles (Entomogamie)

C'est la caractéristique d'une plante qui est pollinisée par l'intermédiaire d'un insecte. Les Angiospermes utilisent principalement ce type de pollinisation.

En explorant les fleurs à la recherche de nectar, les insectes (comme les abeilles, les papillons, les Diptères ou certains Coléoptères ) se frottent aux étamines, ils récoltent ainsi, involontairement des grains de pollen (jusqu'à 100 000 par fleurs visitées) qu’ils abandonneront sur une autre fleur. Chaque insecte est souvent spécialisé pour récolter le pollen d’une ou de quelques espèces particulières, ce qui fait que le pollen bénéficie souvent d’un transport ciblé jusqu'à une autre fleur de la même espèce.

Les fleurs entomophiles ont souvent des couleurs vives pour se faire mieux repérer des insectes pollinisateurs. (Il a été démontré que les différents insectes, tels que l'abeille, ou le papillon voient en gros la fleur sous lumière UV : ainsi la fleur ne lui apparaît pas jaune, mais violette.

Fécondation anémophile.

La méthode la plus simple, mais la moins efficace, consiste à produire des quantités massives de pollen en espérant que le vent les transporte à bon port. La plante dépense ainsi beaucoup d’énergie à produire du pollen ; en revanche, elle n’a pas besoin de façonner des structures complexes pour attirer des pollinisateurs comme des fleurs colorées, du nectar ou des parfums odorants. Environ 10 % des espèces s’en remettent au vent pour assurer leur pollinisation, parmi lesquelles figurent les graminées (l’un des principaux agent pathogène du coryza saisonnier (rhume des foins) et la plupart des Gymnospermes. Dans ce type de pollinisation, le pollen peut aussi être plus léger ou avoir des ballonnets d'air. Aussi les stigmates tel celui du Chêne, du Saule, du Pin réceptionnent facilement le pollen par un stigmate long et plumeux.

L'autogamie et l'allogamie

La pollinisation peut être de type allogame (l'ovule est fécondé par du pollen en provenance d'une autre plante) ou autogame (le pollen féconde les organes femelles d'une même fleur ou d'autres fleurs d'une même plante).

La plupart des plantes à fleurs étant hermaphrodites, on pourrait penser que l'autogamie est pour elles la solution de reproduction la plus simple. Pourtant, dans bien des cas, elles font tout pour échapper à ce type de pollinisation, qui assure certes la continuation et la stabilité de l'espèce, mais au prix d'un appauvrissement comparable à l’endogamie chez les humains. On pense en particulier que les plantes autogames seraient incapables de s'adapter à des conditions nouvelles, créées notamment par des modifications climatiques. La stratégie allogame peut prendre des formes très variées. On notera cependant que de nombreuses fleurs, pour des raisons de sécurité, pratiquent à la fois l'allogamie et l'autogamie, tandis que d'autres, apparemment de plus en plus nombreuses, sont exclusivement autogames.

Raréfaction des pollinisateurs... Quelles conséquences ?

De nombreuses espèces de pollinisateurs et en particulier des papillons et des abeilles (sont victimes du « syndrome d’effondrement des colonies» encore mal expliqué), certains experts craignent une baisse des rendements agricoles (déjà localement observée) et des impacts en cascade chez les espèces sauvages. La généralisation des pesticides et de possibles synergies avec d'autres polluants ou divers facteurs environnementaux sont suspectées d'en être la cause de la régression des pollinisateurs.

Les résultats globaux de l'agriculture ne sembleraient pas encore affectés. Le recul de la diversité des pollinisateurs s'accompagne aussi d'une efficacité moindre de la pollinisation et de la baisse de rendements (mais surtout parce que certains plants sont inséminés en laboratoires. Cette tendance inquiète certains spécialistes car dans le même temps, dans le monde, les agriculteurs cultivent moins de plantes autopollinisables (céréales notamment) et plus de plantes dépendant des pollinisateurs.

La régression des pollinisateurs pourrait être un des co-facteurs expliquant l'augmentation des allergies au pollen (en ville notamment, puisque les pollens y sont moins collectés; ils s'y dégradent, et ils deviennent plus allergisants et sont souvent en suspension dans l'air).Papilio machaon le Machaon Photo A.M.B 2010