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Dès le XIème Siècle

Broglie - Histoire - son évolution

Dès le XI ème siècle

 

Ferrières et Chambrais (Broglie).

En Normandie, Guillaume de Ferrières, neveu de Henri, fut l'un des plus fidèles serviteurs du malheureux Robert Courteheuse. Lorsque ce prince assiégeait Courcy en 1091, Guillaume l'eut fait prisonnier par la garnison, et ne se racheta que moyennant une grosse rançon. Il suivit Robert à la terre sainte, combattit sous ses drapeaux à Tinchebray, et partagea sa captivité. Le dévouement du vassal et la confiance du Suzerain étaient si bien connus que les habitants de Falaise ne consentirent après la bataille à ouvrir leurs portes qu'à l'un ou à l'autre fut donc chargé de la triste mission de livrer au vainqueur cette ville et le fils de son maître.
Il paraît qu'il entrait dans la destinée des seigneurs de Ferrières d'être toujours faits prisonniers. Nous voyons en 1136 un autre Henri de Ferrières, partisan du roi Etienne, pris devant Exmes par Guillaume Talvas. Il y avait un Vauquelin le Ferrières, contemporain de Henri II et de Richard cœur-de-lion , probablement père de Henri de Ferrières, l'un des signataires de l'information de 1205 , relative à la présentation aux bénéfices écclésiastiques, et des chevaliers bannerels de la Province sous Philippe Auguste.
Les biens de cette famille éprouvèrent un grand accroissement par le mariage de Jean de Ferrières, deuxième du nom, avec Jeanne de Préaux, qui, après la mort de ses six frères et sœurs, lui apporta les baronnies de Préaux, Dangu et Thury. Jean IV, leur arrière petit fils, y ajouta celle de la rivière Thibouville et autres, par son mariage avec Jeanne de Tilly. Après ce seigneur, les immenses propriétés de la famille se divisèrent. Tandis que Guillaume de Ferrières, son troisième fils, hérita, après la mort de l'aîné des fiefs qui provenaient de la maison de Préaux, Ferrières et Chambrais échurent, avec la rivière Thibouville, aux enfants de Jean de Ferrières, prêtre et protonotaire du saint siège; et quoique leur légitimation par la Cour de Rome n*eût été admise à l'échiquier de Normandie en 1507 que pour les deux aînées, ce fut Françoise, la troisième, qui les porta à Antoine d'Arecs, seigneur de la Bastie, vice-roi d'Ecosse; de là ils passèrent dans la maison des Ursins, par le mariage de Charlotte d'Arces, veuve de Louis d'Humières, leur fille unique et héritière, avec Gilles des Ursins, puis dans celle de Conflant, par le mariage de Charlotte des Ursins avec Eustache de Conflant, vicomte d'Auchy.