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Les outils du Moissonneur

Les outils du Moissonneur

On fanait et moissonnait essentiellement à la main, en utilisant la faux ou la faucille. La faux substitua la faucille vers le milieu du XIXème  siècle en France. Elle permettait de couper beaucoup plus et  évitait la pénibilité du geste. Car si le faucheur continuait à se pencher en avant il n’était plus courbé en deux comme avec la faucille. De plus chaque mouvement de la lame abattait plus de labeur. La fenaison et la moisson exigeait  donc une main-d’œuvre très importante. Le travail commençait  à l’aube pour se poursuivre jusque tard dans la soirée, afin de profiter de la lumière du soleil et surtout il ne fallait pas se laisser gagner par un orage qui aurait détruit les récoltes, car la pluie est catastrophique pour les foins et la moisson. Les femmes, les enfants en tête et les hommes (en général des familles de saisonniers), partaient tôt le matin pour les champs. Bientôt on entendait les crissements des lames de faux sur les tiges sèchent, ou quelque fois le bruit de la pierre humide sur une lame, ou encore le martèlement du marteau sur une lame qu’un vieux rebattait sur son enclumette. Les femmes et les enfants, équipés de fourche ou de peigne à foin en bois, étalaient le foin ou le blé. La moisson donnait lieu à une série d’opération plus complexe encore : les ramasseuses formaient des javelles ave les épis coupés par les faucheurs, les attachant avec un brin de seigle puis les réunissaient en gerbes.

Les outils du moissonneur sont:

La faux et son étui (ou Coffin) pour la pierre, l’enclumette pour rabattre la lame

faux-du-faucheur-et-son-coffin.jpg

 

coffin ou étui pour mettre la pierre à aiguiser la lame

 

 

 

 

 

 

La faucille et son enclumette qui est souvent moins large que celle de la faux

faucille

 

 

 

 

 

Le peigne ou rateau à foin simple ou double comme celui qui est sur la photo

rateau-a-foin-en-bois.jpg

 

 

 

 

 

La fourche en bois ou fer encastrée dans un manche fait avec une branche fraîchement coupée

Le fléau qui porte différente appellation selon les régions

Le Fléau nouveauté au Moulin.jpg

Flat ou flau en Bourgogne ; Flayot en Champagne ; Flée dans la Manche (Normandie) ; Fléo en Pays d’Oc ; Fleou en Haute Provence ; Fleyel, fli, flayet ou flayel en Picardie ; Flot en Provence.

Le fléau dont le nom vient du latin flagellum qui veut dire battre, apparaît en Gaule romaine au IV e S. Il succède à une perche souple et sert à battre les céréales pour séparer les grains de la paille. Le fléau est composé de deux batons de bois le plus souvent reliés par des lanières de cuir.