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Les premiers stades 7

Les premiers stades 7Cossus cossus larvae Legit ,Col. l22-VII-1994, Photo A.M.B 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le Cossus cossus Cossus cossus différents stade de son évolution Legit,Coll, et Photo A.M.B

La famille des Cossidae, dont les larves vivent sous l’écorce, dans les bois des branches et dans les troncs d’arbres cause d’importants dégâts. Les chenilles, pour dévorer le bois sont nécessairement pourvues de mandibules particulièrement robustes. Elles sont toujours très faiblement colorées, car elles vivent complètement dans l’obscurité, ne voyant jamais la lumière du jour. On reconnaît leur présence aux trous qu’elles font dans le bois et par lesquels ressort le la sciure qu’elles rejettent au fur et mesurent de leurs progressions dans les galeries qu’elles creusent. Les chenilles de Cossus cossus, peuvent, en raison de leur grande taille, causer des dommages importants dans les peupleraies et rendre les troncs inutilisables. Le substrat duquel elles dépendent, et dans lequel elles vivent, n’ayant qu’une faible valeur nutritive les oblige à y séjourner un nombre d’années variant de 2 à 3 ans parfois même 5 ans. En raison de ce lent labeur et de la durée, elles peuvent former des galeries mesurant plusieurs mètres de long. Ainsi qu’il m’a été donné de constater lors de l’abattage d’un aulne complètement déshydraté, le propriétaire fit appel à moi afin que je détermine la cause de cette dessiccation. La présence d’une attaque prédatrice semblait évidente, mon verdict fut sans appel, quand j’ai annoncé l’abattage de l’arbre car il était infesté par une ou plusieurs chenilles de Cossus cossus que l’on nomme aussi le Gâte-bois. En effet l’arbre exhalait à mi hauteur une forte odeur acide de vinaigre ; lorsque la chenille fut extraite de l’arbre abattu un effluve plus ténu se dégagea de la larve. Je l’ai sorti de sa loge de repos, elle était de belle taille et je l’ai placé dans une boîte contenant de la sciure (cliquez ICI). Cossus cossus différents stade de son évolution (larva) Legit,Coll, et Photo A.M.B La croissance et le développement des chenilles nécessitent, en règle générale, un certain nombre de mues, qu’elles doivent effectuer un temps très court. Quand arrive le temps de la mue, l’ancienne peau est abandonnée et remplacée par une nouvelle qui se trouve déjà formée sous l’ancienne (mais elle est molle et ce n’est qu’au contact de l’air qu’elle séchera et se durcira), la chenille à désormais grandit. Cependant il arrive que dans certains cas, contre la règle, que des mues ont pour conséquence une réduction de taille de la chenille. Ceci se produit souvent chez des espèces dont la chenille hiverne à un état intermédiaire. La dernière mue avant l’hiver conduit alors à une réduction de la capsule céphalique, qui est liée à une modification de la teinte de la larve qui prend dans ce cas une coloration beaucoup plus pâle. Cette forme hivernale est privée, en outre, de certaines de ses fonctions, puisque pendant toute la période d’hiver la chenille ne prendra aucune nourriture. Ce ne sera qu’après la mauvaise saison, que la situation normale reprendra le dessus et sera donc rétablie par une nouvelle mue. La chenille retrouve sa coloration et recommence à se nourrir normalement. Des exemples très remarquables de ce processus sont fournis par les chenilles des Zygaenidae (Zygènes) ou appelées à tord les Sphinx béliers ?                                

Cossus cossus différents stade de son évolution (chrysalide du mâle) Legit,Coll, et Photo A.M.B