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Le Sphinx à tête- de- mort

Le Sphinx à tête- de- mort

 

Sphinx tête de mort Acherontia atropos

 

Wp 20151015 12 23 00 pro

Classification

Règne

Animalia

Embranchement

Arthropoda

Classe

Insecta

Ordre

Lepidoptera

Famille

Sphingidae

Sous-famille

Sphinginae

Tribu

Acherontiini

Genre

Acherontia

 

Nom binominal

Acherontia atropos
 

 

(Linnaeus, 1758)

Le Sphinx tête de mort, Acherontia atropos, est un insecte appartenant à l'ordre des lépidoptères, à la famille des Sphingidae, sous-famille des Sphinginae, de la tribu des Acherontiini et au genre Acherontia.

Description

Comme tous les sphingidae, il a un corps massif fusiforme, aux antennes fortes et aux ailes repliées à plat en  forme de ‘’toit" sur l'abdomen selon un angle caractéristique. L'adulte présente sur la partie dorsale une marque thoracique caractéristique rappelant la forme d'une tête de mort,  les segments de son abdomen, et le thorax sont densément couvert de poils tout. Ils sont noirs et jaunes à la manière d'un gros frelon.

C'est le lépidoptère européen le plus lourd (1,5 g pour une femelle adulte de 6 cm d'envergure) et le plus grand que l'on puisse rencontrer en Europe après le Grand Paon de nuit. Son corps mesure environ 6 cm pour une envergure moyenne de 13 cm.

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Marque dorsale

Chenilles et chrysalides

Les chenilles possèdent une corne nommé scolus à l'extrémité de l'abdomen, sur le huitième segment. La plus fréquente est la forme jaune avec des points dorsaux  d’un noir pourpré, ainsi que des stries latérales obliques de couleur bleu sombre ou brun purpurin.

Très grosses, elles atteignent 15 cm de longueur, et consomment de juillet à octobre diverses Solanacées, principalement le feuillage de la pomme de terre, où de grosses crottes signent leur présence. Elles s'enterrent, comme beaucoup de chenilles de la famille des sphingidés, pour se transformer en chrysalides dans le sol.

Les chenilles possèdent des soies minuscules et pratiquement invisibles.

La chrysalide est brun foncé tirant sur le rouge.

Biologie

Après leur arrivée en juin-juillet, les adultes migrateurs déposeront leurs œufs à l'envers des feuilles de la plante hôte. Après vingtaine de  jours de croissance pendant lesquels elle muera quatre fois, la chenille s'enterrera, se transformera en chrysalide sous terre et l’imago émergera  vingt à soixante jours plus tard.

Ce papillon, ainsi que plusieurs espèces voisines d'origine asiatique, est capable de produire un cri provenant du pharynx. Lorsqu'il est dérangé, excité ou stressé il produit un son, un couinement, ou un grincement, grâce à une petite lame située à l'entrée du pharynx de l'adulte et de la chenille. Cette lame vibre lorsque, saisi, l'animal expulse violemment de l'air. Le cri produit ressemble à un couinement de souris, il peut être entendu jusqu'à une quarantaine de mètres.

Le sphinx tête de mort est extrêmement friand de miel. Il détecte les ruches et pénètre à l'intérieur par le trou d'envol. Son corps est mou, élastique ce qui lui permet de se faufiler par l’ouverture étroite de la ruche. Bien protégé par sa toison, il insensible au venin, il est capable, en faisant vrombir ses ailes, de se débarrasser des abeilles qui défendent leur ruche. Il émet le bruit que produit la reine des abeilles, lorsqu’elle va avoir une nouvelle ponte. Cela produit un effet d’hyperactivité chez les ouvrières. N'étant que peu inquiété par elles, il est donc aisé pour le Sphinx tête de mort d’atteindre les rayons de miel. À l'aide de sa trompe courte et solide, il percera sans difficulté les opercules des alvéoles pleines de ce nectar convoité. Cependant, gorgé de miel, il lui arrive parfois d'être incapable de ressortir de la ruche et de finir étouffé par une grappe compacte d'abeilles. Le cadavre demeurera dans la ruche mais il sera alors recouvert de propolis pour éviter la décomposition.
le sphinx tête de mort butine aussi certaines fleurs, comme les fleurs de jasmin.

Période de vol

Les imagos volent en Europe en deux générations d'avril à août.

C'est un papillon migrateur qui parcoure de longues distances.

Plantes hôtes

Ses plantes hôtes sont des Solanaceae : Solanum tuberosum, Solanum dulcamara, et diverses autres Datura, Cannabis, Atropa belladonna, Lycium, Philadelphus, Nicotiana, Nerium, Olea, ainsi qu’une cinquantaine d'autres espèces.

Écologie et distribution

Il est résident en Afrique, Asie Mineure et migrateur en Europe. Cette espèce vit et hiberne dans le sud du bassin méditerranéen et en Afrique et dans une partie de l'Asie. Elle migre au début de l'été en Europe et peut remonter jusqu'au sud de la Scandinavie ou en Islande, mais ce papillon est devenu très rare dans les zones urbanisées ou d'agriculture intensive.

Les adultes émergent en septembre-octobre avant de prendre leur envol pour migrer vers le Sud. Cette espèce est présente mais en régression sur l'île de la Réunion. En 2003, pendant la canicule en France, on en trouvait dans des jardins, dans toutes les régions, inadaptés dans leur milieu.

En France métropolitaine, il est présent comme migrateur dans presque tous les départements.

Systématique

L'espèce Acherontia atropos a été décrite pour la première fois par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758, sous le nom de Sphinx atropos. Le nom de genre Acherontia fait référence à l'Achéron de la mythologie grecque, l'un des fleuves des Enfers qu'il fallait traverser pour atteindre le séjour des morts. Atropos est le nom d'une des trois Parques, celle chargée de couper le fil de la vie. C’est ainsi que l’on peut rencontrer un autre Acherontia asiatique celui-ci on obtient donc Acherontia styx. Le Styx est lui aussi un des fleuves des Enfers.

Cependant, atropos  est l'espèce type pour le genre Acherontia.

Synonymie

Sphinx atropos Linnaeus, 1758 protonyme

Acherontia solani Oken, 1815

Acherontia sculda Kirby, 1877

Acherontia atropos conjuncta Tutt, 1904

Acherontia atropos extensa Tutt, 1904

Acherontia atropos flavescens Tutt, 1904

Acherontia atropos imperfecta Tutt, 1904

Acherontia atropos intermedia Tutt, 1904

Acherontia atropos obsoleta Tutt, 1904

Acherontia atropos suffusa Tutt, 1904

Acherontia atropos variegata Tutt, 1904

Acherontia atropos virgata Tutt, 1904

Acherontia atropos violacea Lambillion, 1905

Acherontia atropos charon Closs, 1910

Acherontia atropos diluta Closs, 1911

Acherontia atropos obscurata Closs, 1917

Acherontia atropos myosotis Schawerda, 1919

Acherontia atropos confluens Dannehl, 1925

Acherontia atropos moira Dannehl, 1925

Acherontia atropos pulverata Cockayne, 1953

Acherontia atropos radiata Cockayne, 1953

Acherontia atropos griseofasciata Lempke, 1959

Protection

Pas de statut de protection particulier.

Le Sphinx tête de mort dans la culture

Cette espèce est présente sur l'affiche du film américain : Le Silence des agneaux avec Anthony Hopkins. Mais dans le film on découvre une aberration les papillons sont des sphinx du liseron Agrius convolvuli.

C'est le plus gros Sphinx de nos régions. Il est célèbre pour les méfaits qu'il cause dans les ruches.

Il raffole de miel. Sa trompe est aussi courte que robuste. Il sucite la panique dans la ruche, car il y pénètre quand la reine pond, donc elle produit un bruit spécifique, ce même effet sonore est reproduit par Acherontia atropos. Les ouvrières ne savent donc plus où aller.

Il peut parfois se passer une journée entière avant que les Abeilles

ne réalisent qu'il y à un intru dans la ruche.                                                                                                         

Sphinx à tête de mort photographié à Bernay par Mireille Jaouen avec son aimable autorisation (septembre 2010)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chenille du sphinx à tête de mort