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Le Sphinx de l'Epilobe suite 1

Le Sphinx de l'Epilobe ou Sphinx de l'Oenothère

Répartition : France, centre de l’Europe, Maroc.

Envergure du mâle : de 20 à 21 mm.

Période de vol : de mai à août en deux générations.

Plantes-hôtes : Epilobium

Protection

Le Sphinx de l'épilobe est inscrit sur la liste des insectes strictement protégés de l'annexe 2 de la Convention de Berne

Règne

 Animalia

Embranchement

Arthropoda

Classe Insecta
Ordre Lepidoptera
 Sous-ordre

 Ditrysia

Super-famille Sphingoidea
Famille Sphingidae
 Sous-famille

Macroglossinae

Genre

Proserpinus

Espèce

proserpina

Nom binominal

 

Proserpinus proserpina (Pallas, 1772)

Comment le reconnaître ?

Le Sphinx de l’Epilobe est impossible à confondre avec les autres espèces. Il a une très vague ressemblance, au repos, le Sphinx du Tilleul, qui a une couleur vert olivâtre, surtout chez la femelle. Mais le Sphinx du Tilleul est beaucoup plus grand (envergure 55-75 mm contre 36-45 mm chez le Prosrpinus proserpina), la bande centrale sombre de ses ailes antérieures est généralement étranglée ou fractionnée. Lorsque que l’on voit les deux espèces sur le même drap de chasse: on ne peut se tromper ! L’abdomen du Sphinx de l’Epilobe est caractéristique. Court et trapu, il présente des écailles latérales transformées qui lui confèrent une plus grande agilité en vol, un peu à la manière des colibris. Mais la particularité unique du Sphinx de l’Epilobe réside dans ses ailes postérieures jaunes qui sont plus ou moins vives bordées de noir, elles deviennent visibles lorsque le papillon est en vol stationnaire devant une fleur. L’espèce varie par la teinte fondamentale, qui peut contenir diverses proportions de brun et de vert. Selon les individus, la tache sombre des antérieures est plus ou moins visible sur la bande médiane. Par ailleurs cette dernière est d’une largeur assez variable. Le mâle se distingue de la femelle par ses antennes légèrement plus épaisses.

Où, quand, comment le rencontrer ?

Le Sphinx de l’Epilobe se rencontre surtout d’avril à juin, plus rarement en août- septembre (seconde génération, sans doute partielle, essentiellement dans le sud).

L’espèce peut être rencontrée presque partout en France, y compris en Corse où elle a été découverte assez récemment. Et pourtant, l’espèce bénéficie d’une protection nationale, privilège généralement réservé à des espèces strictement localisées. A mon sens cette protection semble franchement excessive. Mais elle s’explique... par le côté original et spectaculaire du papillon (on sait que parmi les espèces, l’on favorisera davantage les papillons colorés que ceux qui sont grisâtres, diront les pessimistes), mais aussi parce que ce Sphinx a toujours été précédé d’une réputation de rareté. Cette réputation vient des moeurs crépusculaires de ce Sphinx. Les voiles de la nuit n’ont pas encore jetés leurs suaires vaporeux et sont que déjà le Papillon parcoure la campagne, en butinant les Silènes, les Orchidées, les Vipérines, les Sauges des Prés, les Consoudes... A cette heure les pièges lumineux ne sont pas encore allumés, ou, s’ils le sont, ils sont encore peu attractifs. Il arrive que les Sphinx de l’Epilobe se laissent prendre à la lumière, mais cela suppose qu’ils soient passés très près d’une lampe de chasse au crépuscule. Si l’on surveille les fleurs décrites ci-dessus dès le coucher du soleil, la rencontre d’un Sphinx de l’Epilobe est un événement fréquent, voire banal dans certaines régions. Dans les biotopes favorables, on peut en observer deux ou trois par soirée. L’espèce peut même se rencontrer en ville. Par ailleurs, elle a déjà été observée butinant dans la journée en plein soleil (ce qui semble toutefois exceptionnel, d’autres exemplaires ayant été trouvés de jour au repos qui ne bougeait pas, mais de tels évènements sont extrêmement. Les localités les plus favorables pour l’observer sont les endroits où cohabitent des milieux humides (où croissent les Epilobes) et les milieux secs (où se trouvent abondamment les plantes nectarifères). (Retour Ht de page)