Blatte orientale (blatte noire)

La blatte orientale ou blatte noire par sa couleur, de son nom scientifique Blatta orientalis, est une espèce de cancrelat qui vit le plus souvent proche des habitations. Communément désigné de cafard, c’est un insecte dont le corps présente un aspect lustré et parfois brillant. Répugnant à cause de son apparence, mais aussi de son odeur, la blatte orientale fait l’objet de dédain auprès de ceux qui le rencontrent. Suscitant le dégoût et parfois l’énervement, elle ne donne qu’une seule envie : s’en débarrasser. Des caractéristiques de ce insecte encore appelé punaise des eaux, aux méthodes pour lʹéradiquer, découvrez ici davantage informations sur la blatte noire.

Blatte orientale : les caractéristiques de ce cafard qu’on appelle aussi blatte asiatique, ou blatte noire.

Une blatte orientale

La blatte orientale fait partie des quatre espaces de coquerelle (cafard) rencontrés en France avec la blatte américaine, la blatte germanique et la blatte rayée. D’une couleur marron foncé qui tend vers le noir, cette espèce de cafard est facilement reconnaissable des autres.

Contrairement au mâle qui est plus petit, la femelle de la blatte orientale a un corps plus large et semble dépourvu d’aile. Cette caractéristique physique est ce qui permet de différencier d’un point de vue visuel le mâle et la femelle de la blatte noire. Et bien qu’il existe des espèces de coquerelle qui peuvent atteindre les 9 cm, la blatte orientale est assez petite et ne mesure que 2 à 3 cm.

Bien qu’elle soit nettement incapable de voler, la blatte noire possède de courtes ailes qui sont placées en-dessous de sa tête. Celles-ci couvrent une grande partie de son corps et sont plus longues chez le mâle. La blatte orientale possède également une paire d’antennes longues et fines comme tous ses autres congénères.

L’habitat des blattes orientales (blatte noire) ?

Comme les autres insectes de son espèce, la blatte orientale aime côtoyer les humains. Néanmoins, celle-ci préfère rester à l’extérieur des habitations, car elle affectionne plus, les endroits frais, humides et sombres.

Ainsi, il est fréquent de rencontrer des blattes noires dans les sous-sols, les caves ou le vide sanitaire. Les fissures dans les parois sont les zones de logement de prédilection de ces insectes rampants. Il est également possible de les croiser près des matières organiques en décomposition (jardin, sous les paillis ou terreaux de feuilles, etc.) ou dans des endroits moites (égouts, poubelles, etc.).

Toutefois, il n’est pas rare de retrouver des blattes orientales à l’intérieur des habitations, car la recherche de nourriture peut les amener à aller n’importe où. De plus, leur corps aplati et leur agilité font qu’ils peuvent facilement se faufiler entre les moindres interstices et passer de l’extérieur à l’intérieur d’un domicile.

De quoi se nourrit la blatte noire /blatte orientale ?

Le menu de la blatte orientale est assez fourni. Insecte omnivore, il peut se nourrir de tout. Ainsi, la blatte noire peut manger des détritus alimentaires, des denrées comestibles, de la viande, de la graisse, des cadavres et parfois même ses semblables.

Le cafard oriental affectionne particulièrement tous les produits à base d’amidon, du papier, des aliments sucrés, les moisissures, du textile, etc. Il faut également noter que cet insecte a du goût pour la colle de papeterie ayant servi à la fabrication des livres et autres documents. Ceci étant, elle provoquer de gros dégâts aux livres et romans.

Généralement, la blatte noire trouve son alimentation près de sa zone dʹhabitation. Toutefois, elle peut dépasser ce cadre et élire domicile dans les pièces de vie. Par ailleurs, une blatte noire peut survivre plus d’un mois sans manger, mais seulement deux semaines sans boire.

La blatte orientale (blatte noire) est-elle une menace ? Quels dégâts causent-elles ?

Une blatte noir

Du fait de son régime alimentaire très varié, la blatte orientale constitue une véritable menace pour lʹhomme. Ainsi, elle peut causer de nombreuses détériorations dans les habitations et commerces lorsqu’elle s’attaque aux denrées alimentaires, au textile et au papier.

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Puisqu’elle ne fréquente que des lieux souillés, la blatte noire peut être porteuse de nombreuses maladies. Elle peut véhiculer de nombreux germes notamment des champignons, des bactéries, la salmonellose et autres agents pathogènes. Ces derniers contamineront alors les denrées alimentaires et les espaces de vie, provoquant des maladies.

L’infestation d’un local par la blatte noire et les cafards en général peut également générer des coûts financiers pour les éradiquer. De même, leur présence peut induire la destruction de tout ce qu’ils auraient touché par peur des risques sanitaires liés.

Quelle est la meilleure façon de traquer les cafards ?

La blatte orientale est un insecte nocturne comme ses autres congénères. Très active la nuit, elle préfère se cacher le jour. Toutefois, il est possible de rencontrer quelques-uns en journée. Cependant, pour traquer les cafards, il faut opérer de nuit, car c’est le moment où ils sont le plus actif et donc, le plus visible.

En effet, dès la tombée de la nuit, les cafards sortent de leur cachette pour chercher de la nourriture. À ces moments, il est possible de les pister afin de connaître leurs zones de cachettes. Dès lors, il est facile de poser des pièges et de mieux définir les stratégies de lutte contre elles.

Par ailleurs, les traces que les cafards laissent derrière eux peuvent également permettre de les traquer. En effet, la présence des blattes est souvent reconnaissable aux marques de leurs excréments, aux mues qu’elles font, aux oothèques qu’elles déposent, à la détérioration des emballages des produits qu’elles consomment et surtout à d’autres cafards morts.

Comment lutter contre les blattes orientales (blatte noire) ? Quelles solutions pour s’en débarrasser ?

La présence de blattes orientales n’augure rien de bon dans une résidence. Dès lors qu’elles sont remarquées, il faut immédiatement prendre des mesures pour s’en débarrasser au risque de les voir proliférer. Pour cela, il est possible de recourir à insecticides pour les exterminer ou les éloigner. Il existe également des astuces fait maison qui permettent aussi de lutter contre les blattes. Une riposte rapide permet d’obtenir des résultats significatifs.

Cependant, la blatte orientale et les blattes en général, ont une forte capacité d’adaptation et de résistance à leur extermination. Il peut donc arriver que les méthodes basiques employées dans leur lutte ne soient pas efficaces sur le long terme. Dans ces cas, il convient de faire appel à un exterminateur professionnel pour une désinsectisation. Ce dernier, outillé et maîtrisant toutes les stratégies de résistances de ces petites bêtes, pourra les détruire efficacement.

Par ailleurs, pour éviter d’avoir chez soi la visite de ces indésirables, il faut garder propre tous les espaces de vie. Des lieux propres et bien entretenus, où il n’y a pas de résidus d’aliments ou autres choses qu’elles peuvent grignoter sont rarement fréquentés par les blattes.

Voir les autres insectes ressemblant à des blattes.

Quel est le cycle de vie de la blatte orientale ?

La blatte orientale pond des œufs pour se reproduire. Adulte, la femelle produit une capsule à œufs qu’elle porte sur la pointe de son abdomen. Appelée oothèque, la capsule contient 16 œufs que l’insecte gardera avec elle pendant toute la période d’incubation qui dure généralement 30 jours.

Qualifié dʹhémimétabole, le cycle de vie des blattes orientales se déroule en trois phases :

·        L’œuf : après la fabrication de l’oothèque, la période d’incubation à l’éclosion des œufs dure entre 40 et 50 jours ;

·        La nymphe : sortis de l’œuf, les bébés cafards ressemblent déjà à l’insecte adulte, mais sont dépourvus d’ailes. Ils vont alors muer 7 à 10 fois sur une période de 120 à 200 jours avant d’atteindre leur maturité sexuelle ;

·        L’adulte : en fin de mue et de croissance, la blatte noire peut vivre jusqu’à 180 jours.

Le cycle de vie de la blatte orientale avoisine 1 an même si certains spécimens peuvent vivre bien au-delà de cette durée. Cette espèce de coquerelle est également celle qui produit le moins d’œufs (environ 200) au cours de son existence contrairement à sa cousine germanique qui peut produire jusqu’à 30 000 descendants.

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