La scolopendre de Guadeloupe : une menace sous nos tropiques ?

Un scolopendre (Centipede)

Au sein de la diversité tropicale qu’offre la Guadeloupe, la scolopendre est un spécimen qui pique notre curiosité. Cet arthropode intrigant, de la famille des mille-pattes, peut être une source d’émerveillement, mais aussi de crainte à cause de sa réputation venimeuse.

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La scolopendre (mille pattes de Guadeloupe) : caractéristiques

Connue aussi sous le nom de « bête à mille pattes », la scolopendre est un arthropode particulièrement redouté en Guadeloupe, et ce, non sans raison. Bien différente de son homologue continental, cette créature affiche un corps aplati, une armure d’exosquelette dur, et une panoplie de pattes articulées.
Leur tête, équipée de crochets à venin, d’antennes et de mâchoires, est tout droit sortie d’un récit d’épouvante. Lorsqu’elle se sent en danger, elle se sert de ces crochets pour injecter un venin à l’effet paralysant chez ses proies. Chez l’homme, ce venin déclenche une douleur aiguë, une brûlure, voire un œdème, ou dans les cas extrêmes, une nécrose.

L’espèce la plus imposante, la scolopandra gigantea, peut atteindre une taille phénoménale de 40 cm. Sa morsure est une expérience que l’on souhaite épargner même à son pire ennemi.

Un scolopendre (Centipede) 2

Faut-il craindre la morsure de la scolopendre ?

Pour la question, la réponse est un oui retentissant. Non seulement la morsure du scolopendre fait mal, mais elle peut aussi causer des réactions allergiques graves (dans de rares cas). En cas de morsure, l’hygiène s’impose comme le premier remède : nettoyer et désinfecter la plaie avant d’y appliquer une crème à base de corticoïdes. Des médicaments tels que le paracétamol ou des antihistaminiques peuvent également soulager la douleur et les symptômes allergiques.

Si vous ressentez une douleur intense, des maux de tête ou des difficultés respiratoires suite à une morsure, n’hésitez pas à contacter le SAMU. La prévention vaut mille guérisons.

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Petite astuce en cas de présence de scolopendre : secouez les draps avant de dormir et les vêtements avant de les enfiler.

Dans quels pays le trouve-t-on ?

La scolopendre est principalement présente dans les climats tropicaux, où l’humidité et la chaleur favorisent la prolifération de petits insectes, véritables friandises pour ces prédateurs. On la retrouve donc abondamment en Guadeloupe. Elle peut cependant être aperçue dans les zones tempérées.

Comment se débarrasser des scolopendres à la maison ?

Pour éviter que votre maison ne devienne une aire de jeux pour ces nuisibles, voici quelques astuces :

  • Supprimez les abris potentiels autour de la maison
  • Colmatez les fissures qui pourraient servir de refuge
  • Évitez de laisser des vêtements ou des objets personnels sur le sol
  • Utilisez des insecticides pour les éliminer
  • Pour les résidents de Guadeloupe, utilisez une sorte de colle végétale pour empêcher les scolopendres d’entrer dans la maison.

Si malgré tous vos efforts, vous ne parvenez pas à vous débarrasser des scolopendres, faites appel à des professionnels de la désinsectisation.

La reproduction de la scolopendre

Les scolopendres sont ovipares et peuvent vivre jusqu’à 6 à 7 ans pour certaines espèces. Leur alimentation, véritable festin de friandises insectoïdes, les rend particulièrement tenaces. La définition de taxidermie pourrait vous intéresser.

La scolopendre et la culture populaire guadeloupéenne

La scolopendre, au-delà de son rôle biologique, se faufile dans le patrimoine culturel de la Guadeloupe. Ses nombreuses pattes et sa morsure venimeuse sont le sujet de contes et légendes, qui se transmettent de génération en génération. Allant de l’épouvante à l’émerveillement, la scolopendre se dessine comme une protagoniste de l’imaginaire insulaire, enrichissant ainsi la culture de cette région tropicale.

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